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L’école de la passion

Le GARAC

 

Depuis 1948, le GARAC forme les professionnels de l’automobile, du CAP au diplôme d’ingénieur. Une école d’excellence créée par la filière automobile, pour la filière automobile. Rencontre avec Laurent Roux, son Directeur général.

 

Laurent Roux

 

Pouvez-vous, en quelques mots, nous présenter le Garac ?
Le GARAC est l’école nationale des professions de l’automobile. En cela, nous répondons aux besoins des entreprises et nous insérons les jeunes dans ces entreprises. La particularité du Garac est d’être à la fois un lycée privé sous contrat avec l’académie de Versailles et un centre de formation d’apprentis, du CQP aux salariés même des entreprises. Nous agissons sous les différentes filières auto, moto et PL, dès la sortie du collège. 
 

Quels cursus sont les plus prisés au GARAC ?
D’abord, la maintenance électronique et mécanique du véhicule particulier, puis celle de la moto. Vient ensuite la vente de véhicules. Il y a 2 ans, nous avons ouvert un cursus « restauration de véhicules anciens et historiques », qui est également très attractif pour nos jeunes, même si il s’agit d’un marché de niche. Ce qui plait également, c’est la maintenance du véhicule industriel. Un secteur très dynamique, très technologique, avec un véritable esprit de compagnonnage en termes de formation, et des niveaux de salaires in fine qui peuvent être supérieurs à ceux du VP. Enfin, la carrosserie est également de nouveau prisée car c’est un métier porteur et à la recherche de recrues. La difficulté c’est que les cursus prisés par les entreprises ne sont pas nécessairement ceux qui sont prisés par les étudiants. Comme le secteur de la vente de pièces et d’accessoires auto qui est en pleine demande de recrutements alors que j’arrive tout juste à constituer une classe pleine ! 
Enfin, ce qui est apprécié au GARAC, c’est que nous avons à la fois des filières techniques et tertiaires. Du coup il n’est pas rare que nos étudiants fassent des cursus de 3, 5, 8 ans ce qui leur permet de diversifier leurs parcours et d’obtenir la double compétence technique et commerciale ou technique et managériale. 
 

Comment traitez-vous les nouvelles technologies et la mobilité ?  
Se tenir à la pointe des innovations est un investissement permanent. Nous accordons beaucoup d’attention à la formation des enseignants, à l’équipement de nos locaux… Nous  avons ainsi un atelier doté de tous les équipements d’un garage connecté : géométrie 3D, scanner à pneu, banc de freinage et suspension dernière génération, reprogrammation des calculateurs, ponts permettant de changer les batteries des VE… Le tout étant connecté au SAV des constructeurs afin que les enseignants puissent être sans cesse à jour. Nous avons également pour projet d’accueillir d’autres types de mobilité tels que les bus et autocar. Pour cela, un nouveau bâtiment de 1 800 m2 verra le jour en 2024 et nous allons augmenter nos effectifs. Tout cela s’intègre à un plan stratégique d’équipements et de véhicules qui a été mis en place pour former de façon massive à l’électrique. Au final, nous disposons sur le site d’une centaine de véhicules (GNV, hybride, VE, etc.) mis à disposition par les constructeurs ou acquis grâce à des projets d’investissement portés par l’ANFA.

 

Quelles sont les attentes de vos étudiants ?
Ils viennent en quête de leur passion, quelle que soit la filière dans laquelle ils sont. Ils viennent aussi rechercher un cadre de vie structurant au travers de la discipline et de l’apprentissage des 4 savoir : savoir-être, savoir-faire, savoir et savoir-devenir car si l’on veut que les jeunes restent dans leur profession il faut donner du sens à leur formation. Or, chez nous, un jeune peut démarrer dans le deux-roues par passion, puis migrer d’un cursus à l’autre, ce qui lui permet de bâtir son propre projet. C’est ce qui fait des jeunes véritablement passionnés, parce qu’ils ont été acteurs, moteurs et qu’ils ont choisi eux-mêmes leur parcours. Et puis ils viennent chercher une reconnaissance de professionnalisme, ils sont très fiers d’être des ambassadeurs de l’école. Nous créons une véritable symbiose entre le monde pro et le monde pédagogique qui plaît beaucoup à la fois aux élèves, mais aussi aux entreprises. 
 

GARC

 

Avez-vous ressenti des conséquences de la réforme de la voie professionnelle ? 
Oui, il suffit de regarder les statistiques de l’ANFA pour constater une vraie augmentation des effectifs de formation en apprentissage sur le territoire et c’est ce que l’on constate également au GARAC. Pour preuve : nous formons aujourd’hui plus de 1 500 personnes par an, contre 800 en 2013 ! Aujourd’hui, l’apprentissage n’est pas une orientation subie, c’est une orientation choisie.
Et puis cette réforme permet la mixité des parcours et des publics. D’ailleurs, à la rentrée prochaine, nous allons expérimenter, en carrosserie, la possibilité de changer de statut en cours d’année et de devenir apprenti, tout cela au sein d’une même classe. Nous avons déjà vu les effets très positifs de la mixité des parcours, y compris sur l’acquisition des compétences des jeunes entre une 1er année scolaire et l’apprentissage. Ce « parcours hybride » sera ainsi poussé à l’extrême puisqu’il sera possible de changer de statut pendant l’année. Non seulement cela correspond à une demande des entreprises, mais c’est aussi une véritable simplification des démarches et des modes de formation. 
 

Les métiers des services de l’automobile sont-ils encore attractifs ?
J’ai tendance, sans aucune restriction, à vous dire oui, parce que je ne vois pas comment je pourrais avoir plus de jeunes chaque année si ce n’était pas attractif ! Nous savons que le véhicule fait partie intégrante de la chaîne de mobilité. Or, même s' il évolue, il y aura toujours besoin des services de l’après-vente et de la mobilité. Des services plus complexes, qui vont faire appel à de nouvelles compétences et à de nouveaux publics.
 

Comment les constructeurs et les équipementiers contribuent-ils à la formation des jeunes du GARAC ?
Nous menons depuis toujours une politique de relation publique avec eux. La Fiev, le CCFA, la CSIAM, sont entrés au conseil d’administration du Garac depuis 1992. Et puis les équipementiers détiennent un savoir-faire technologique indéniable et leurs interventions auprès de nos jeunes et de nos profs sont fondamentales, car c’est ce qui donne tout son sens à la formation et nous aident à concrétiser la vision des métiers. Il n’y a rien de plus fabuleux pour un jeune que de savoir que la pièce qu’il va monter a été fabriquée par tel équipementier, et qu’il a pu suivre une conférence dessus, aller visiter le site de production, etc. Les constructeurs, quant à eux, nous donnent accès à leurs véhicules, à leur matériels, accueillent nos professeurs en formation et soutiennent le réseau dans le cadre du recrutement. 
 

Si vous deviez résumer le Garac en quelques chiffres ?
Plus de 1 500 formés par an, plus de 100 enseignants, et plus de 2,5 hectares aux portes de Paris. 
 

 

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